Hyménium
Anneau — ne distingue pas
Volve — ne distingue pas
La confusion la plus classique de la mycotoxicologie européenne, et la plus coûteuse : un excellent comestible contre l'espèce qui provoque le plus d'intoxications du pourtour méditerranéen. Elle se joue sur la couleur, qui est trompeuse : le clitocybe est souvent d'un orange plus vif, mais sa teinte va jusqu'au jaune doré et rejoint celle de la girolle. Elle se défait sur trois caractères qui ne trompent pas. Le dessous du chapeau, d'abord, et c'est le critère décisif. La girolle ne porte pas de lames mais des plis épais, espacés, fourchus, soudés à la chair et impossibles à détacher avec l'ongle. Le clitocybe de l'olivier porte de vraies lames, minces, serrées, régulières, nettement séparables, d'un jaune orangé plus clair que le chapeau. Le port ensuite. La girolle sort du sol, isolée ou en groupes d'individus distincts, en symbiose avec un arbre. Le clitocybe de l'olivier pousse en touffes serrées et soudées par la base, sur du bois : souche, tronc mort, ou racine enterrée qui le fait paraître sortir du sol. Regarder d'où part vraiment la touffe. La chair enfin : celle de la girolle est blanche à l'intérieur, sous une cuticule jaune, alors que celle du clitocybe de l'olivier est jaune safran à orangée de part en part. L'odeur, en revanche, ne tranche pas : la girolle sent nettement l'abricot, mais les sources ne s'accordent pas sur celle du clitocybe de l'olivier, décrite tantôt comme forte et huileuse, tantôt comme fruitée. Un quatrième signe existe, spectaculaire mais à ne pas attendre sur le terrain : les lames du clitocybe de l'olivier émettent dans l'obscurité complète une faible lueur verte. La girolle ne luit jamais.


