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Hydne imbriquéSans intérêt

Champidex Catalogue Hydne imbriqué

Hydne imbriqué

Sarcodon imbricatus

Aussi appelée Sarcodon imbriqué, Pied-de-mouton écailleux · Bankeraceae, genre Sarcodon

Hydne imbriqué (Sarcodon imbricatus)

Deux exemplaires dans la mousse, chapeaux bruns couverts de grosses écailles disposées en cercles concentriquesHolger Krisp · CC BY 3.0

Identité et caractères

Sans intérêt

Sans intérêt culinaire, et non toxique au sens strict : aucune source consultée ne lui attribue de toxine. C'est l'amertume qui l'écarte : douce chez les très jeunes exemplaires, la chair devient franchement amère et coriace en vieillissant, et l'amertume n'est pas supprimée par la cuisson ordinaire.

Des troubles digestifs lui sont néanmoins rapportés, sans que les sources en précisent le mécanisme ni la fréquence. Les préparations traditionnelles qui existent ailleurs ne suppriment pas ce risque et ne valent pas ici recommandation : séchage et réduction en poudre comme condiment, marinade, blanchiment avec rejet de l'eau pour atténuer l'amertume.

La question de terrain n'est pas celle-là. Elle est de ne pas le ramasser en croyant ramasser un pied-de-mouton, et ce point se règle sur le chapeau : voir la confusion ci-dessous.

Une note de prudence taxonomique : le nom Sarcodon imbricatus recouvre selon les auteurs plusieurs espèces proches, dont Sarcodon squamosus, qui pousse sous les pins. La séparation est discutée et sans conséquence pratique ici, aucune de ces espèces n'étant recommandée à la consommation.

Espèce en régression : les sources la signalent en raréfaction. À laisser sur pied.

Hyménium

Aiguillons

Signes d'alerte

Anneau absentVolve absente

Saison

août à novembre

Altitude — 1678 relevés

Tirets rouges : la répartition de l'ensemble des relevés suisses. Une barre qui les dépasse signale une espèce réellement plus présente là qu'ailleurs.
SwissFungi (WSL), version 2, via GBIF (CC BY 4.0)

Risques de confusion — 1 espèce

Hydne imbriqué

Sarcodon imbricatus

Pied-de-mouton

Hydnum repandum

Bon

Hyménium — ne distingue pas

Hydne imbriqué : Aiguillons
Pied-de-mouton : Aiguillons

Anneau — ne distingue pas

Hydne imbriqué : Absent
Pied-de-mouton : Absent

Volve — ne distingue pas

Hydne imbriqué : Absent
Pied-de-mouton : Absent

Les deux portent des aiguillons sous le chapeau au lieu de lames ou de tubes, et c'est ce caractère commun qui provoque le rapprochement. La confusion n'est pas dangereuse, aucune des deux espèces n'étant vénéneuse, mais elle coûte un bon comestible contre un champignon amer et coriace. Le chapeau suffit, et il se lit à distance. Celui du pied-de-mouton est lisse, mat et uniformément crème à beige orangé, sans la moindre écaille. Celui de l'hydne imbriqué est brun à brun gris et entièrement couvert de grosses écailles dressées, brun foncé à noirâtres, disposées en cercles concentriques et imbriquées comme des tuiles. La taille confirme : le pied-de-mouton dépasse rarement 15 cm, l'hydne imbriqué atteint couramment 25 cm et parfois davantage. La couleur des aiguillons également, crème à rosés chez le pied-de-mouton, gris brun puis brun chocolat chez l'hydne imbriqué. Et la chair de ce dernier est aqueuse et spongieuse là où celle du pied-de-mouton est ferme et cassante.

Voir la fiche : Pied-de-mouton

Description

Grand champignon à aiguillons des pessières de montagne, reconnaissable de loin à son chapeau brun couvert de grosses écailles dressées disposées en cercles concentriques, qui se chevauchent comme des tuiles, d'où son nom.

Il partage avec le pied-de-mouton l'hyménium à aiguillons, caractère rare qui restreint beaucoup le champ des possibles : parmi les espèces à aiguillons réellement apportées aux contrôles suisses, aucune n'est vénéneuse. Ce n'est donc pas une confusion dangereuse, et c'est précisément ce qu'il faut pouvoir dire.

Elle vaut tout de même d'être connue, pour une raison simple : le pied-de-mouton est bon et l'hydne imbriqué ne l'est pas. Sa chair devient amère et coriace avec l'âge, au point d'être rejetée par toutes les sources consultées, et des troubles digestifs lui sont rapportés. Le chapeau les sépare d'un coup d'œil : lisse et crème chez l'un, brun et couvert de grosses écailles chez l'autre.

L'espèce est en régression et se raréfie ; c'est une raison de plus de la laisser sur pied.

Chapeau — 6 à 25 cm, jusqu'à 30 cm, d'abord convexe puis déprimé au centre, parfois creusé en entonnoir. Brun à brun gris, parfois à reflets vineux, entièrement couvert de grosses écailles dressées, brun foncé à noirâtres, disposées en cercles concentriques et imbriquées les unes sur les autres.

Pied — 3 à 8 cm de haut pour 2 à 4 cm d'épaisseur, court et trapu, plein, blanchâtre puis brunissant. Sans anneau ni volve.

Chair — Blanchâtre puis grisâtre, compacte mais d'une texture aqueuse et spongieuse. Douce chez les jeunes exemplaires, elle devient amère et coriace en vieillissant. C'est le défaut qui l'écarte de la table.

Odeur — Agréable, un peu farineuse.

Habitat

Forêts de conifères de montagne, en symbiose avec l'épicéa surtout, parfois le pin, sur sols acides et sableux. Solitaire ou en groupes, parfois en lignes ou en ronds. Fréquent en Suisse, mais l'espèce est donnée en régression à l'échelle européenne. Sous le chapeau, les aiguillons descendent sur le pied : ils mesurent jusqu'à 17 mm, blancs d'abord, puis gris brun et enfin brun chocolat.

En symbiose avec

Épicéa Picea abiesPin sylvestre Pinus sylvestris

Galerie

Hydne imbriqué (Sarcodon imbricatus)

Dessous du chapeau en gros plan : aiguillons serrés, gris brun et non blanc crèmeColussi.g · CC BY 4.0