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Lépiote déguenilléeBon

Champidex Catalogue Lépiote déguenillée

lépiotes

Lépiote déguenillée

Chlorophyllum rhacodes

Aussi appelée Coulemelle rougissante, Lépiote rougissante · Agaricaceae, genre Chlorophyllum

Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes)

Carpophore en place, écailles retroussées et pied lisseLord Mayonnaise (Mushroom Observer) · CC BY-SA 3.0

Identité et caractères

Bon

Bon comestible, chapeau uniquement, le pied étant fibreux. Trois réserves.

Pas de consommation crue. Comme les autres grandes lépiotes, elle se cuit. L'annexe 4 de l'ODAlOV chiffre cette cuisson pour la mise sur le marché : « cuire ou griller au moins 20 minutes », et ne préparer que le chapeau.

Elle est moins bien tolérée que la coulemelle. Des troubles digestifs sont rapportés chez certaines personnes, en particulier pour des exemplaires poussant sur substrats très enrichis en nitrates, tas de fumier ou de compost. Mieux vaut éviter ces stations et goûter une petite quantité la première fois.

La règle des petites lépiotes s'applique aussi ici : ne jamais ramasser de petit champignon écailleux à anneau. Les espèces mortelles du genre Lepiota ressemblent à des lépiotes déguenillées miniatures.

Signes d'alerte

Anneau présentVolve absente

Saison

juillet à novembre

Altitude — 914 relevés

Tirets rouges : la répartition de l'ensemble des relevés suisses. Une barre qui les dépasse signale une espèce réellement plus présente là qu'ailleurs.
SwissFungi (WSL), version 2, via GBIF (CC BY 4.0)

Risques de confusion — 2 espèces

Confusion mortelle documentée

Lépiote déguenillée

Chlorophyllum rhacodes

Lépiote brun-incarnat

Lepiota brunneoincarnata

Mortel

Hyménium — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Lames
Lépiote brun-incarnat : Lames

Anneau — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Présent
Lépiote brun-incarnat : Présent

Volve — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Absent
Lépiote brun-incarnat : Absent

Confusion mortelle, et c'est la raison d'être de la règle « ne jamais ramasser de petite lépiote ». La taille décide, mais seulement sur un exemplaire développé : au-dessus de 12 cm de chapeau, plus aucune petite lépiote mortelle n'est en jeu, quand la lépiote brun-incarnat atteint au plus 6 cm environ. Le piège est le jeune exemplaire, car une lépiote déguenillée encore fermée est petite et écailleuse, c'est-à-dire exactement ce à quoi ressemble une lépiote brun-incarnat adulte. Les autres caractères : pied lisse ou finement fibrilleux chez la lépiote déguenillée, teinté de rose brunâtre et ceinturé d'une zone annulaire brun sombre chez la brun-incarnat ; anneau double et coulissant chez la déguenillée, réduit à une zone fibrilleuse fugace chez la brun-incarnat. La chair ne sert pas de critère : les sources ne s'accordent pas sur le rougissement de la lépiote brun-incarnat.

Voir la fiche : Lépiote brun-incarnat

Lépiote déguenillée

Chlorophyllum rhacodes

Coulemelle

Macrolepiota procera

Excellent

Hyménium — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Lames
Coulemelle : Lames

Anneau — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Présent
Coulemelle : Présent

Volve — ne distingue pas

Lépiote déguenillée : Absent
Coulemelle : Absent

Confusion sans gravité, la lépiote déguenillée étant comestible, mais utile à trancher. Le pied : nettement chiné chez la coulemelle, lisse ou finement fibrilleux chez la lépiote déguenillée. La chair : blanche et immuable chez la coulemelle, virant franchement au rouge safran puis au brun rouge à la coupe ou au grattage chez la lépiote déguenillée. La taille et le port sont aussi plus élancés chez la coulemelle.

Voir la fiche : Coulemelle

Description

Proche parente de la coulemelle, souvent ramassée avec elle et tout aussi bonne. Elle s'en distingue par deux caractères faciles à contrôler : son pied est lisse, sans la chinure en peau de serpent de la coulemelle, et sa chair rougit vivement au grattage ou à la coupe, virant au rouge safran puis au brun rouge.

Elle est plus trapue et ses écailles sont plus grossières, retroussées en mèches laineuses, d'où son nom. Comme la coulemelle, seul le chapeau se consomme.

Chapeau — 5 à 18 cm, d'abord ovoïde puis convexe et étalé. Centre lisse et brun rougeâtre foncé, le reste se déchirant vers la marge en larges mèches retroussées et laineuses, brun grisâtre sur fond plus pâle.

Pied — 9 à 20 cm pour 1 à 3 cm, cylindrique, creux et cassant, à base nettement bulbeuse. Sa surface est lisse ou finement fibrilleuse, jamais chinée, et c'est le critère qui le sépare de la coulemelle. Elle rougit vivement au grattage. L'anneau est double, épais et coulissant. Le pied se jette.

Chair — Blanche et épaisse, virant vivement au rouge safran puis au brun rouge à la coupe ou au froissement. C'est le caractère le plus visible de l'espèce, et il n'existe pas chez la coulemelle.

Odeur — Agréable, un peu de pomme de terre crue. Saveur douce, noisetée.

Habitat

Forêts de feuillus et de conifères, lisières, prairies, parcs et jardins, y compris sur sols enrichis et près des tas de compost. Isolée ou en groupes. Aucune des sources consultées ne donne de fourchette d'altitude pour la Suisse.

Galerie

Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes)

Deux exemplaires, dont un retourné : lames blanches serrées et pied lisse, sans la chinure de la coulemelleGilles San Martin · CC BY-SA 3.0

Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes)

Trois stades de croissance : le chapeau passe de fermé à étalé en gardant ses grosses écailles retrousséesHenk Monster · CC BY 3.0