Aussi appelée Chanterelle grise, Girolle grise · Cantharellaceae, genre Craterellus
Carpophores en place, pied jaune creux et chapeau brun grisâtreRipa · Domaine public
Identité et caractères
Bon
Aucune toxicité connue. Les espèces qui lui ressemblent le plus, chanterelle jaunissante et chanterelle cendrée, sont comestibles elles aussi.
Une seule confusion mérite attention, et elle est rare : la leotie lubrique (Leotia lubrica), petit champignon gélatineux à chapeau cérébriforme, sans plis ni lames sous le chapeau. L'absence totale de plis décurrents la trahit immédiatement.
Se prête bien au séchage. Comme tout champignon sauvage, ne se consomme pas cru.
Tirets rouges : la répartition de l'ensemble des relevés suisses. Une barre qui les dépasse signale une espèce réellement plus présente là qu'ailleurs. SwissFungi (WSL), version 2, via GBIF (CC BY 4.0)
Les deux poussent sous conifères dans la mousse, à la même saison, et ont la même silhouette brun jaunâtre. Le dessous tranche : la chanterelle en tube porte des plis épais, espacés et décurrents, et son pied est creux ; le cortinaire porte de vraies lames minces, et son pied est plein. La sporée achève de séparer : blanchâtre à crème chez la chanterelle, rouille chez le cortinaire. Enfin, un jeune cortinaire montre une cortine en toile d'araignée entre la marge et le pied, dont la chanterelle n'a jamais rien.
Confusion sans danger, les deux étant comestibles, mais utile à trancher puisqu'elles partagent les plis décurrents et se ramassent souvent ensemble. La girolle est entièrement jaune d'œuf, charnue et ferme, avec un pied plein et une odeur d'abricot marquée. La chanterelle en tube a un chapeau brun grisâtre nettement plus sombre que son pied jaune vif et creux, une chair mince, et son chapeau se perce souvent au centre avec l'âge. Elle sort aussi plus tard, jusqu'aux premières gelées.
Même genre, mêmes forêts, saisons qui se chevauchent : la confusion est fréquente et sans danger, les deux étant comestibles. Elle se tranche sur deux caractères. Le pied, d'abord, qui est le plus visible : jaune vif à jaune orangé et nettement plus clair que le chapeau chez la chanterelle en tube, alors que la trompette est uniformément gris noir du haut jusqu'en bas. Le dessous du chapeau ensuite : plis épais, bien marqués et descendant sur le pied chez la chanterelle, surface simplement lisse à faiblement ridée chez la trompette.
Confusion sans gravité, puisque les deux sont de bons comestibles et se cuisinent de la même façon, mais le catalogue les sépare parce qu'elles poussent ensemble. Le dessous tranche : la chanterelle en tube porte des plis gris épais et bien marqués, décurrents ; la chanterelle jaunissante a un hyménium presque lisse ou à peine veiné, teinté d'orangé à rosé. Le pied aussi : jaune brunâtre chez la chanterelle en tube, jaune orangé vif chez la jaunissante. Cette dernière préfère en outre les stations franchement mouillées, sphaignes et bords de fossés.
Bon comestible d'automne, abondant et très ramassé en Suisse, souvent en troupes nombreuses dans la mousse des forêts de conifères. Comme la girolle, elle porte des plis décurrents et non de vraies lames : des bourrelets épais, espacés et fourchus, impossibles à détacher de la chair à l'ongle.
Deux caractères la signalent : son pied jaune vif et creux, contrastant avec le chapeau brun grisâtre, et le trou qui perce le centre du chapeau chez les exemplaires adultes, le creux du pied débouchant vers le haut.
Elle sort tard, souvent jusqu'aux premières gelées, et prolonge la saison bien après les girolles.
Chapeau — 2 à 7 cm, convexe puis creusé en entonnoir, le centre finissant souvent percé. Brun jaunâtre à brun foncé ou presque noir, à teintes grises. Surface fibreuse et sèche, marge irrégulière et ondulée.
Pied — 3 à 12 cm, cylindrique, creux et jaune vif à jaune orangé, nettement plus clair que le chapeau. C'est le caractère le plus visible de l'espèce.
Chair — Mince, jaunâtre, un peu coriace mais tendre à la cuisson.
Odeur — Faible, légèrement terreuse. Saveur douce, un peu épicée, qui se développe à la cuisson.
Habitat
Forêts de conifères et forêts mixtes, sous épicéa et sapin, sur sols acides, pauvres en nutriments et moussus, souvent près de bois en décomposition. Fréquente et importante pour les cueilleurs en Suisse. Sort plus tôt en montagne qu'en plaine.
Fourchette établie pour la trompette-des-morts et étendue par la source aux chanterelles du même genre, dont la chanterelle en tube. Elle n'a pas été mesurée sur cette espèce en particulier : c'est un ordre de grandeur, pas un relevé.
Comme la trompette, elle sort après les pluies d'automne et se ramasse tard, jusqu'aux premières gelées.
Ordre de grandeur, non mesuré sur cette espèce. Source : Chasseurs de champignons, temps de pousse de la trompette de la mort
Galerie
Exemplaires posés sur la mousse, pieds jaune vif et creux ; en bas à gauche, une leotie lubrique, la seule confusion notableAndreas Kunze · CC BY-SA 3.0